Shinjuku

À Shinjuku du haut des deux tours de la mairie de Tokyo, on peut prendre conscience de l’immensité de la ville. « 33 millions d’habitants avec les banlieues, c’est comme une ville sans fin, étalée sur 150 km2 » souffle un québécois expatrié au Japon. Ville étalée – ce qui ne la rend pas si étouffante – avec ses différentes ambiances et ses multiples centre-villes. À l’ouest de la mégalopole, Shinjuku en est l’un des principaux.

Cocktail attendu de galeries marchandes et de restaurants. Sur les immeubles, les néons clignotent toujours autant et des écrans géants sonorisent le carrefour. Quand la nuit tombe, les lumières des enseignes se reflètent à l’infini sur les carrosseries des taxis, des bus et des façades vitrées. Un jeu de miroir électrique en perpétuel mouvement qui multiplie les perspectives.

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Au Nord, derrière les entrées lumineuses des établissements de kabuki-cho  on devine l’excitation des gars venus chercher un peu de plaisir. Le quartier chaud de Tokyo regorge de massages érotiques, de sexshops et de cabines interdites aux moins de 18 ans. C’est dans le coin que Gaspar Noé a tourné les images d’Enter The Void, dérive nocturne et psychédélique dans les profondeurs de la ville.

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L’attrape-touriste du quartier et de tout Tokyo est un restaurant qui sur le papier propose des performances de « robots ». Intérieur futuriste kitschissime, costumes, jeunes filles et lumières à gogo (toujours autant oui). Un show pas si tech (quasiment pas de robots, non ce n’est pas le XXII siècle).

Quelques scènes de rue capturées un peu plus au sud, à Shibuya, un des autres centre-ville de Tokyo, celui avec l’immense passage piéton.